Vous qui vivez en toute quiétude Bien au chaud dans vos maisons Vous qui trouvez le soir en rentrant La table mise et des visages amis Considérez si c'est un homme Que celui qui peine dans la boue, Qui ne connait pas de repos, Qui se bat pour un quignon...
Lire la suiteS'éveillait donc Gargantua environ quatre heures du matin. Cependant qu'on le frottait, lui était lue quelque pagine de la divine Ecriture hautement et clairement, avec prononciation compétente à la matière, et à ce était commis un jeune page, natif de...
Lire la suiteIls auraient aimé être riches. Ils croyaient qu’ils auraient su l’être. Ils auraient su s’habiller, regarder, sourire comme des gens riches. Ils auraient eu le tact, la discrétion nécessaires. Ils auraient oublié leur richesse, auraient su ne pas l’étaler....
Lire la suiteMessieurs les jurés, L'horreur du mépris, que je croyais pouvoir braver au moment de la mort, me fait prendre la parole. Messieurs, je n'ai point l'honneur d'appartenir à votre classe, vous voyez en moi un paysan qui s'est révolté contre la bassesse de...
Lire la suiteQue sont mes amis devenus Les maux ne savent seuls venir; Tout ce qui m'était à venir M'est advenu. Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimés ? Je crois qu'ils sont trop clairsemés Ils ne furent pas bien semés Ils m'ont failli....
Lire la suiteAlceste. Non : elle est générale, et je hais tous les hommes : les uns, parce qu' ils sont méchants et malfaisants, et les autres, pour être aux méchants complaisants, et n' avoir pas pour eux ces haines vigoureuses que doit donner le vice aux âmes vertueuses....
Lire la suiteDeux Pigeons s'aimaient d'amour tendre. L'un d'eux s'ennuyant au logis Fut assez fou pour entreprendre Un voyage en lointain pays. L'autre lui dit : Qu'allez-vous faire ? Voulez-vous quitter votre frère ? L'absence est le plus grand des maux : Non pas...
Lire la suiteLa jeune fille s'abandonna au bonheur de respirer ; et le repos de la campagne la calma comme un bain frais. Toutes les bêtes qui s'éveillent quand vient le soir et cachent leur existence obscure dans la tranquillité des nuits, emplissaient les demi-ténèbres...
Lire la suiteLa Vie antérieure J'ai longtemps habité sous de vastes portiques Que les soleils marins teignaient de mille feux, Et que leur grands piliers, droits et majestueux, Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques. Les houles, en roulant les images...
Lire la suiteDemain, dès l'aube... Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes...
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